Département d'Outre Mer (à 10 000 km de Paris) autrefois nommé Ile Bourbon, la Réunion compte aujourd'hui 773 000 habitants issus de diverses ethnies vivant sur un territoire de 2500km² (207km de pourtour), elle est située dans l'Océan Indien par 21° de latitude sud et 55° de longitude, et fait partie de l'archipel des Mascareignes. L'île a été formée par le volcan du Piton des Neiges(3069 m) il y a environ 3 millions d'années (volcan qui repose aujourd'hui dans les 3 cirques luxuriants de végétation qu'il a formés), puis par celui du Piton de la Fournaise(2632 m, 400 000 ans), placés sur un point chaud (point sur lequel la croute terrestre est plus fine). Le massif de la Fournaise est encore en activité et connaît des phases éruptives tous les deux ans en moyenne.
Le relief de l'île est très accidenté à cause des influences conjuguées de l'érosion et du volcanisme. Plus on avance en son centre, plus on est surpris et on en vient même à se demander comment la nature peut créer autant de reliefs différents dans un périmètre aussi restreint.
Dans les bas, les terres sont en majeure partie occupées par la canne à sucre. Au delà, des 600 mètres d'altitude, on cultive essentiellement du géranium, du vétiver ainsi que d'autres cultures vivrières et maraîchères, et on pratique l'élevage.
Le charme de La Réunion réside dans cette juxtaposition de paysages différents à quelques kilomètres de distance.
Déserte jusqu'au XVIIème siècle, l'île a été colonisée par les français puis peuplée par des vagues successives d'immigration venue de Madagascar, d'Inde, d'Afrique, de Chine, et plus tard par des fonctionnaires français attirés sur l'île par des avantages financiers non négligeables. La Réunion est aujourd'hui une destination "baroude" facile : aspect sauvage mais pas de barrière de la langue, faune non venimeuse...
De cette diversité ethnique est née une grande richesse culturelle, avec pour lien un parler commun : le créole.
Les Créoles.
Le mot "créole" vient de l'espagnol criollo, il entre dans la langue française au XVIIe siècle sous la forme de criole. Les Créoles, le terme désigne tous ceux qui ne sont ni Malabars, ni Zarabes, ni Chinois, ni Zoreils, les Créoles représentent approximativement 40 % de la population de l'île.
Les Cafres.
Sont des réunionnais d'origine africaine, dont les ancêtres furent généralement forcés de quitter leur pays pour couper la canne dans les grandes plantations.
Les Malbars.
Ce sont les descendants des Indiens de religion hindoue, environ 25 % de la population. Pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre causée par l’abolition de l’esclavage, les colons réunionnais recrutent à partir de 1861 des travailleurs indiens. Bien qu’ils soient appelés « Malabars » ou « Malbars », la plupart de ces immigrants sont originaires de Calcutta et des côtes de Coromandel où se trouvent les anciens comptoirs français de Pondichery, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor. Sur ces 85 000 travailleurs, 25 000 resteront définitivement à La Réunion.
Les Zarabes.
Ils représentent environ 2 % de la population et descendent des Indiens Musulmans.
Les Chinois.
Pour la plupart originaires de la région de CANTON, Ils représentent environ 3 % de la population. À la fin du XIXe siècle, ce sont des travailleurs chinois (cantonais et hakkas) qui viennent s’installer dans l’île où ils se spécialisent dans le commerce alimentaire. Cette immigration asiatique augmente dans les années 1930 avec la guerre sino-japonaise puis l’arrivée du communisme en Chine.
Les Zoreilles.
Le terme désigne les métropolitains installés à la Réunion, il semblerait qu'ils aient été appelés ainsi à cause de leur tendance à tendre l'oreille pour comprendre le créole, ils représentent environ 6 % de la population.